Oral d'entretien (2)

Publié le par Candidate au CRPE 2010

Voici le sujet que je vais étudier ce matin... N'hésitez pas à laisser vos idées ! Je mets mon plan en ligne dans 1h! (dans les commentaires)

 

L’ÉCOLE MATERNELLE

Documents

1. Extrait du programme de l’école maternelle - petite section, moyenne section, grande section -

BO hors-série n° 3 du 19 juin 2008.

2. Horaires et programmes à l’école maternelle

http://www.education.gouv.fr/cid33/horaires-et-programmes.html

3. L’organisation de la journée à l’école

Guide à l’usage des parents, MEN, AGEEM, 2009.

4. La construction du cadre scolaire par les enfants de maternelle : une recherche universitaire

Interview de Colette Catteau Conseillère pédagogique en EPS, circonscription de Sénart,

Savigny-le-Temple, Seine-et-Marne par Joce Le Breton, coordinatrice REP à Paris, DESCO /

SCÉRÉN — CNDP, mars 2004  

Document n° 1

PROGRAMME DE L’ÉCOLE MATERNELLE – PEITE SECTION, MOYENNE SECTION,

GRANDE SECTION (Extrait)

BO hors-série n° 3 du 19 juin 2008

L’école maternelle a pour finalité d’aider chaque enfant, selon des démarches adaptées, à devenir autonome et à s’approprier des connaissances et des compétences afin de réussir au cours préparatoire les apprentissages fondamentaux.

 L’objectif essentiel de l’école maternelle est l’acquisition d’un langage oral riche, organisé et compréhensible par l’autre. À l’école maternelle, l’enfant établit des relations avec d’autres enfants et avec des adultes. Il exerce ses capacités motrices, sensorielles, affectives, relationnelles et intellectuelles ; il devient progressivement un élève. Il découvre l’univers de l’écrit.

En répondant aux divers besoins des jeunes enfants qu’elle accueille, l’école maternelle soutient leur développement. Elle élargit leur univers relationnel et leur permet de vivre des situations de jeux, de recherches, de productions libres ou guidées, d’exercices, riches et variés, qui contribuent à enrichir la formation de leur personnalité et leur éveil culturel.

Elle laisse à chaque enfant le temps de s’accoutumer, d’observer, d’imiter, d’exécuter, de chercher, d’essayer, en évitant que son intérêt ne s’étiole ou qu’il ne se fatigue. Elle stimule son désir d’apprendre et multiplie les occasions de diversifier ses expériences et d’enrichir sa compréhension. Elle s’appuie sur le besoin d’agir, sur le plaisir du jeu, sur la curiosité et la propension naturelle à

prendre modèle sur l’adulte et sur les autres, sur la satisfaction d’avoir dépassé des difficultés et de réussir.

Les activités proposées à l’école maternelle doivent offrir de multiples occasions d’expériences sensorielles et motrices en totale sécurité. L’organisation du temps y respecte les besoins et les rythmes biologiques des enfants tout en permettant le bon déroulement des activités et en facilitant leur articulation ; plus souple avec les plus petits, la gestion du temps devient plus rigoureuse quand

les enfants grandissent.

Le projet d’école est le moyen de garantir la continuité nécessaire entre l’école maternelle et l’école élémentaire dont la grande section, classe de l’école maternelle mais aussi première année des apprentissages fondamentaux, est la charnière. Il est conçu et mis en oeuvre en liaison avec l’école élémentaire et peut être commun aux deux écoles. La participation effective des parents au projet d’école et plus largement à la vie de l’école est recherchée.

Le programme de l’école maternelle, sans horaire contraignant, présente les grands domaines d’activité à aborder sur les trois années qui précèdent l’entrée dans la scolarité obligatoire ; il fixe les objectifs à atteindre et les compétences à acquérir avant le passage à l’école élémentaire. La mise en oeuvre du programme doit prendre en compte les étapes et le rythme du développement de l’enfant.

L’école maternelle a un rôle essentiel dans le repérage et la prévention des déficiences ou des

troubles, rôle qu’elle doit assumer pleinement, en particulier pour les troubles spécifiques du langage.  

Document n° 2

Horaires et programmes à l’école maternelle

http://www.education.gouv.fr/cid33/horaires-et-programmes.html

L’objectif essentiel de l’école maternelle : aider chaque enfant à devenir autonome et   s’approprier des connaissances et des compétences. Il doit acquérir un langage oral riche, organisé et compréhensible par l’autre. La finalité est de réussir au cours préparatoire. La durée de la semaine scolaire des élèves à l’lécole maternelle est fixée à

vingt-quatre heures

 

Les apprentissages se structurent selon les domaines suivants :

- S’approprier le langage – Découvrir l’écrit

- Devenir élève

- Agir et s’exprimer avec son corps

- Découvrir le monde

- Percevoir, sentir, imaginer, créer

S’approprier le langage - Découvrir l’écrit

Le langage oral est le pivot des apprentissages de l’école maternelle

. Les enfants apprennent à échanger, à s’exprimer. Une attention particulière est portée à la compréhension, vis à vis des  interlocuteurs, de récits de plus en plus complexes. La manipulation de la langue permet aux enfants :

- de s’approprier les règles qui régissent la structure de la phrase,

- d’acquérir du vocabulaire dans des séquences spécifique avec l’aide de l’enseignant. Celui-ci emploie un langage très précis.

Travail sur les sons de la parole, acquisition du principe alphabétique et des gestes de  l’écriture 

Devenir élève

L’objectif est d’apprendre à l’enfant à reconnaître :

- ce qui le distingue des autres

- à se faire reconnaître comme personne

- à vivre avec les autres dans une collectivité organisée par des règles

- à comprendre ce qu’est l’école et quelle est sa place dans l’école

Devenir élève relève d’un processus progressif qui demande à l’enseignant à la fois souplesse et rigueur.

Agir et s’exprimer avec son corps

L’enfant découvre les possibilités de son corps par la pratique d’activités physiques libres ou guidées, par la pratique d’activités qui comportent des règles, des activités d’expression à visée artistique. Ils acquièrent ainsi une image orientée de leur propre corps.

Découvrir le monde

À l’école maternelle, l’enfant découvre le monde proche ;  il apprend à prendre et utiliser des repères spatiaux et temporels . Il observe, il pose des questions et apprend à adopter un autre point de vue que le sien propre et sa confrontation avec la pensée logique lui donne le goût du raisonnement. Il devient capable de classer, d’ordonner et de décrire, grâce au langage et à des

formes variées de représentation (dessins, schémas). Il commence à comprendre ce qui distingue le vivant du non-vivant (matière, objets). 

Percevoir, sentir, imaginer, créer

L’école maternelle propose une première sensibilisation artistique

. Le dessin et les compositions plastiques (fabrication d’objets) d’une part, la voix et l’écoute d’autre part, accroissent les

possibilités sensorielles de l’enfant.

 Document n° 3 - L’organisation de la journée à l’école

Guide à l’usage des parents, MEN, AGEEM, 2009.

L’organisation du temps à l’école est un aspect qui mérite toute l’attention et mobilise l’équipe des

enseignants.

Le temps est un facteur important dans les apprentissages : il ne faut pas vouloir aller trop vite, la répétition et la régularité sont essentielles dans la stabilisation des acquisitions. Les temps d’apprentissages doivent être réguliers selon une rythmicité adaptée, matin et après-midi, selon des durées variables selon les sections et sous la responsabilité des enseignants. Quels que soient les supports retenus, la professionnalisation des maîtres les conduit à faire le choix de la prise en main des ateliers qui le nécessitent et à confier à d’autres adultes les ateliers qui le permettent.

Pendant le temps scolaire l’ATSEM (l’Agent Territorial Spécialisé École Maternelle) assiste l’enseignant pour les tâches : préparation matérielle, soins aux enfants, surveillance de certaines activités. En aucun cas elle n’est responsable des élèves.

Des temps importants à bien organiser

- l’accueil 

- les rituels 

- la sieste 

- les regroupements 

- les moments de mémorisation : 

Des principes à respecter

- l’alternance :

temps individuels/temps collectifs - temps d’écoute / temps d’expression - temps de silence/temps de paroles - temps de mouvements et temps d’actions/ temps d’immobilisation...

L’organisation par l’enseignant de ces alternances concourt au respect des rythmes de l’enfant et développe ses capacités de concentration.

- la progressivité des apprentissages :

c’est le travail et l’expertise des enseignants qui construisent en équipe les progressions et programmations à partir des propositions formulées dans les  programmes.

- le souci permanent de faire réussir chaque élève anime tous les enseignants qui choisissent les situations pédagogiques et les présentent aux enfants de manière à permettre à chacun de réussir. Selon les élèves un étayage (soutiens, accompagnements) plus ou moins important, durable est mis en place pour permettre à chacun d’aller au bout de la tâche et de la réaliser.Écouter, ce n’est pas seulement entendre, c’est mettre en oeuvre une posture mentale particulière, renforcée par une posture physique. Il y a un aspect déterminant de la pédagogie à l’école maternelle : il faut demander à l’enfant « ce qui se passe dans sa tête », l’amener à découvrir ce qu’il a compris en mettant en place des situations d’échange et de verbalisation, entre enfants, avec l’enseignant ou l’enseignante, avec les parents aussi.ponctuent la journée. C’est l’occasion de faire le point sur les activités conduites, l’avancement du projet de classe, le respect ou non des consignes. Les moments collectifs qui réunissent les enseignants et les élèves permettent de valider ce qu’il faut retenir. L’école maternelle est une école qui permet d’apprendre et d’apprendre ensemble dans le même temps.est un temps nécessaire pour certains enfants et la possibilité de se reposer doit être proposée dans des conditions psychologiques positives et matérielles correctes.: organisés le matin ou au fil de la journée et quels que soient les supports retenus permettent aux élèves d’entrer dans les activités. Il n’y a pas d’apprentissages cognitifs sans rituels de vie collective. Les rituels de vie collective ne sont pas simplement un habillage nécessaire des conditions matérielles qui facilitent les choses : ils font partie des apprentissages cognitifs et les structurent.: est un temps privilégié d’écoute et d’attention portée à chaque enfant et aux adultes qui l’accompagnent. C’est un sas entre le monde de la famille et celui de l’école, qui permet de passer du statut d’enfant à celui d’élève. Ce moment d’accueil est limité dans le temps. Des temps individuels et collectifs peuvent s’articuler et c’est dans la classe que la sécurité et la variété des sollicitations sont au maximum.

 Document n°4

La construction du cadre scolaire par les enfants de maternelle : une recherche universitaire

Quels sont les objets de cette recherche ?

Nous avons cherché à comprendre ce qu’est une semaine d’enfant à l’école, c’est-à-dire le déroulement des

différentes activités, les nouveautés qui sont proposées, ce qui se continue d’une semaine sur l’autre, les

différentes formes de travail qui sont mises en place, travail individuel, travail collectif, le matériel utilisé et aussi le temps consacré à chaque activité. Nous nous sommes intéressés aux rituels du matin, au travail en ateliers, au passage d’une activité à l’autre. 

Du côté des élèves, puisque l’objet de cette recherche est l’activité des élèves, nous avons essayé de cerner tout d’abord ce qu’ils retenaient de ce qu'ils avaient fait en classe

- entrée directe dans la tâche, sans attendre l’autorisation de l’enseignant, avec un travail soutenu jusqu’au  bout ;

- entrée différée dans la tâche, après autorisation de l’enseignant ou la mise au travail des autres membres

du groupe, mise au travail par étapes successives en attente de l’approbation de l’enseignant, peur de se

tromper ;

- entrée parasitée par la relation avec les autres, mise au travail très lente et peu productive et/ou

dépendante du passage de l’enseignant.

Nous nous interrogions aussi sur leur représentation de la tâche, et en particulier sur ce qui fait qu’une tâche est terminée : parce que la maîtresse le dit ? Parce que c’est l’heure de la récréation ? Parce que la tâche elle-même le détermine, etc. ? À travers ces interrogations sur la clôture de la tâche, nous abordons des questions fondamentales pour la réussite scolaire, qui sont celles de la normalisation ou de la normativité de

l’activité telles qu’a pu les développer Jean-Yves Rochex. Autrement dit, quand un élève considère que la

tâche est terminée parce que c’est l’heure ou que c’est l’enseignant qui le décrète, nous sommes du côté de la norme et de la normalisation ; lorsque l’élève considère qu’elle est terminée parce qu’il y avait un certain

nombre de choses à faire pour qu’elle le soit et que celles-ci avaient été clairement énoncées par l’enseignant, c’est la normativité de l’activité qui fait référence. Du point de vue de la construction du rapport à l’apprendre des élèves, cette distinction est fondamentale. Il semble donc que dès la maternelle se constituent des éléments de la construction de ce rapport.

Les rituels nous ont beaucoup interrogés du point de vue de leur « utilité » et de leur fonction. Beaucoup d’objets de savoir sont mobilisés lors des moments de rituels : la météo, les prénoms, la date, sans que l’on sache très bien si ces objets relèvent de l’organisationnel ou du cognitif et donc des apprentissages qui, dans ce cas, peuvent être mobilisés dans d’autres activités. 

la façon dont ils l’interprétaient et comment ils effectuaient le passage d’une activité à une autre, comment ils entraient ou pas dans les tâches et quels étaient les différents modes d’entrée dans ces tâches. Par rapport à cette question, lors des activités en petit groupe, nous avons identifié trois types de manière de » se mettre au travail » dépendant étroitement de la relation à l’enseignant :

 

Quelles sont les premières pistes qui se dégagent de vos observations ?

Il nous semble qu’à l’école maternelle les élèves sont mis en présence de très nombreux objets d’apprentissage mais que ceux-ci ne sont pas toujours traités en tant que tels par l’enseignant, ce qui ne facilite pas leur repérage par un certain nombre d’élèves. D’une certaine façon, les élèves sont souvent dans la fréquentation des choses, ils sont mis au contact d’un nombre important d’objets sans avoir à travailler sur ces objets, sans qu’il y ait de réelle confrontation intellectuelle. De même, très peu de choses, même au niveau de l’écrit, sont didactisées et, dans les situations proposées, l’attention de l’élève est davantage sollicitée sur ce qu’il y a à faire que sur ce qu’il y a à apprendre.

Nous savons, grâce aux recherches précédentes, que pour les élèves issus des milieux défavorisés, l’école

apparaît souvent comme une confrontation à une série de tâches, de « faire » qui se juxtaposent, qui

restent sans lien. C’est l’attitude de l’enseignant, sa façon de rappeler du « déjà vu », d’ouvrir l’activité et de la clôturer, qui permet, ou non, aux élèves de construire ce lien. En l’absence de ce genre d’intervention de

l’enseignant, les élèves sont en quelque sorte livrés à eux-mêmes pour opérer ce travail d’interprétation et de

sens. Or, la présence de retour réflexif sur les activités et les apprentissages est déterminante, sinon, seuls les

élèves pour lesquels les liens se tissent en dehors de l’école sont en mesure de construire un rapport aux objet scolaires leur permettant de se mobiliser sur les apprentissages. Certains enseignants savent très bien faire ce travail de médiateurs pour aider les élèves à se mobiliser intellectuellement sur l’activité en cours.

À travers cette recherche, nous tentons d’identifier un certain nombre de processus qui, en s’accumulant,

produisent de effets différenciateurs, et ce, dès la maternelle, en particulier pour des élèves dont l’environnement social et familial ne favorise pas la familiarisation avec l’école et ses exigences. Il s’agit aussi de donner aux enseignants des pistes de réflexion pour leur permettre de rendre leurs pratiques plus intelligibles. : ce sont trois activités clés qui favorisent l’apprentissage systématique de la lecture et de l’écriture qui commencera au cours préparatoire.

 

 

Publié dans Formation générale

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F

Salut ! J'étais sur le site ressources-crpe et j'ai vu le lien vers ton site qui est très intéressant ! Je n'ai pas encore vraiment de méthode de révisions pour l'oral pro, pour l'instant j'ai mes
fiches sur l'histoire, les lois etc... Tu m'as motivée à travailler sur les dossiers d'annales. Je vais tenter de me trouver un bouquin. Tu as une référence à me conseiller? En tout cas tu as l'air
très impliquée et studieuse, c'est très courageux! Je croise les doigts pour toi! Tu le passes dans quelle académie? Moi Paris! J'ai eu le 1500m ce matin, inauguration des oraux! Bon courage!!!


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C


Bonjour Florence et merci ! Oui tu as raison de te motiver car bosser sur les dossiers qui sont déjà sortis, c'est vrai que ça parait un peu "chiant" mais ça aide énormément, autant pour la
méthodo, que pour s'entraîner à faire des plans type pour le jour J, et réviser quelques notions! Je passe le CRPE dans le groupe 1, à Rouen, j'ai tous les dossiers qui sont tombés l'an dernier
pour Rouen, donc si ça t'intéresse je peux te les envoyer par mail, et on pourrait partager nos plans pour voir ce qui cloche chez l'une ou chez l'autre?


en tout cas bon courage à toi!



O

Thème : La maternelle
Doc 1 : prog 2008
Doc 2 : horaires et prog 2008
Doc 3 : guide paents sur l’organisation de la journée à l’école (MEN)
Doc 4 : recherche universitaire : construction du cadre scolaire pour les enfants en maternele

Problématique : Rôle et enjeux de la maternelle

Plan
1. Histoire de la maternelle
2. Programmes de la maternelle
3. Fonctionnement et organisation

1. Histoire
àEcole maternelle française fondée sur le choix historique de concevoir une responsabilité éducative des jeunes enfants partagée entre la famille et l’etat par le biais d’une scolarisation dans le
cadre de l’école publique. Depuis 19è, ns sommes passés d’une institution qui avait pour but d’éviter que les enfants d’ouvrières ne soient exposés au danger de la rue, à une maternelle qui se sent
investie d’une double mission d’éducation et d’instruction.
àOberlin (1771) au ban de la roche. Les petites écoles à tricoter pour garder et éduquer les enfants du peuple de 4 à 7 ans, par les conductrices de la tendre enfance. Objectif était d’occuper et
d’instruire des enfants sans surveillance. Puis Madame de Pastoret en 1801, Robert Owen (Infant School) en 1816, pour les enfants dont la maman travaillait.
àDéveloppement des salles d’asile. En 1833, Adolphe thiers demande des salles d’asiles dans toute la France et leur donne un rôle éducatif. François Guizot, la même année, précise leurs rôles et
leurs fonctions (sureté, salubrité, ordre, discipline, occupation, instruction de notions élémentaires, soins de surveillance maternelle…)
àMarie Pape Carpentier souhaite transformer les salle d’asile en école maternelle. C’est Jules Ferry en 1881 qui utilisera cette expression « L’école maternelle devient une école non
obligatoire mais gratuite et laïque »
àPauline Kergomard lutte pour la prise en compte de la spécificité des jeunes enfants dans les écoles maternelle (matériel et pédagogie adaptée). En 1910, elle crée dans dans chaque département une
inspection des écoles maternelles confiée à un personnel féminin.
àEn 1972, les inspectrices pouvaient être des inspecteurs. En 1977, les instituteurs hommes peuvent enseigner à l’école maternelle.
à1995 : premiers programmes de l’école maternelle
àEn Europe, les modes d’accueil des jeunes enfants ne sont pas tous les mêmes. Il existe des garderies, crèches, centre de jeux ou bien des institutions dépendant du système scolaire (France et
Belgique sont les seuls à accueillir les enfants de 2 ans) ou bien des institutions ne dépendant pas du système scolaire mais à finalité éducative (Danemark, Allemagne, Espagne, Portugal). La
plupart des enfants de moins de 3 ans sont gardés dans des structures privées (famille, assistance maternelle, employée à domicile, crèche..)

2. Programmes de la maternelle
àdoc 2 : Aucun horaires à respecter mais 6 domaines d’apprentissage. S’approprier le langage, découvrir l’écrit, devenir élève, agir et s’exprimer avec son corps, découvrir le monde, percevoir
sentir imaginer et créer.
àdoc 1 : Finalités. Ecole maternelle aide l’élève à devenir autonome, à s’approprier des connaissances et des compétences pour réussir la suite de sa scolarité, à apprendre le métier d’élève, se
socialiser, développer sa personnalité et sa culture et enfin l’acquisition du langage oral y possède une place prépondérante.
àLangage au cœur des apprentissages (doc 1,2). Dire, lire écrire pour favoriser l’apprentissage de la lecture et de l’écriture au CP .
àContinuité des apprentissage. Loi d’orientation de 1989 institue cycles. L’école maternelle prépare aux apprentissage fondamentaux du cycle 2. Le projet d’école (doc 1,) doit garantir la
continuité entre l’école maternelle et l’école élémentaire. Il doit être élaboré en commun entre les deux écoles.
àResponsabilité dans l’échec scolaire : repérage et prévention des déficiences ou troubles, notamment dans pour les troubles du langage oral (doc1). Possibilité de remédier à ces problèmes assez
tôt pour diminuer les difficultés scolaire durant l’apprentissage des fondamentaux à l’école élémentaire.

3. Fonctionnement et organisation
- organisation de l’espace spécifique à l’école maternelle avec des coins regroupements, coins isolements, coins jeux, coins peinture, coins bibliothèque. Important pour que l’élève prenne ses
repère et structure l’espace, de plus le matériel (tables, chaises…) est à sa taille.
- Organisation du temps : (doc 1,2et3). L’école maternelle doit respecter les rythmes biologiques de l’enfant. La journée s’organise avec un temps d’accueil (sas entre la famille et l’école) ; des
rituels(doc4) (structure la journée) ;la sieste (pour ceux qui en ont besoin) ;des regroupements (vivre ensemble, faire le point) ;moment de mémorisations. Necessité d’alterner les temps
indiv/collectif ;écoute/expression ;action/immobilisation…pour favoriser la concentration. Des répétitions et des régularités pour stabiliser les acquis.
- Pédagogie adaptée : (doc1) important de ne pas gaver l’élève de connaissance. Travailler par le jeu, la curiosité naturelle de l’enfant. Pédagogie de projet. Observation de chaque élève et
différenciation lors d’ateliers(doc4). Chaque enfant doit réussir (étayage de l’adulte doc 3). Le doc 4 insiste sur le rôle de l’enseignant qui doit guider les élèves dans leur rapport au savoir,
faire le lien entre les activités et leur montrer l’intérêt de ce qu’ils font.
- ATSEM : Agent territorial spécialisé des ecoles maternelles, aide l’enseignant dans la préparation et le déroulement des activités, s’occupe des enfants, mais en aucun cas ne prend la
responsabilité de l’enseignant. Il est employé par la mairie.

Pour conclure, bien que facultative, l’école maternelle regroupe de nombreux intérêt, elle prépare les élèves aux apprentissages fondamentaux, leur apprend le métier d’élève et forme leur
personnalité.
Le débat porte aujourd’hui sur la scolarisation des tout petits (2ans), notamment en ZEP où cette scolarisation favoriserait la socialisation et l’acquisition du langage, et diminuerait les
difficultés.


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